Polémiques autour du contrat d'armement franco-libyen

Publié le : 03/08/2007 03 août Août 2007
La Libye a signé un contrat d'armement avec une filiale d'EADS pour quelque 168 millions d'euros. Le PS demande plus de « transparence » concernant cet accord.

Les faitsLe président de la République Nicolas Sarkozy affirmait cette semaine encore que la libération des infirmières bulgares s'était faite sans « aucune contrepartie » pour Tripoli. Mais vendredi, le groupe européen d'aéronautique et de défense EADS a annoncé avoir finalisé un contrat d'armement avec la Libye. Signé par une de ses filiales, MBDA, le contrat porte sur la fourniture de missiles antichar Milan, et s'élève à 168 millions d'euros. Le ministre de la défense Hervé Morin s’est expliqué : « sur le contrat Milan, le personnel EADS était sur place depuis 45 jours, bien avant que Claude Guéant et Cécilia Sarkozy ne se rendent en Libye ». « Il faut être clair : il n'y a plus d'embargo, la Libye est un pays qui a renoncé à tout son programme nucléaire militaire, qui accepte parfaitement les contrôles de l'AIEA », a-t-il assuré.

Le PS veut plus de transparenceMais le PS a immédiatement réagi. « Depuis l'audition du ministre des affaires étrangères par la commission compétente de notre Assemblée, des informations sur la négociation entre la République française et la Libye d'accords portant sur des exercices militaires et de contrats de vente d'armes sont révélées », s’est inquiété Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée nationale. « Dans un souci de transparence à l'égard de nos concitoyens, a-t-il repris, je vous informe que le groupe Socialiste, radical, citoyen et divers gauche demande la création d'une commission d'enquête parlementaire sur l'ensemble de ces faits », comme l'avait réclamé François Hollande, plut tôt dans la journée. « Ce que je demande, avait précisé le premier secrétaire du parti socialiste, c'est la transparence : qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce qu'on a donné en échange » de la libération des infirmières et du médecin bulgares. Le président UMP de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée Axel Poniatowski a aussitôt répliqué aux socialistes. Il n'y a « aucun élément réellement susceptible de déclencher » une commission d'enquête parlementaire sur le contrat d'armement avec la Libye, a-t-il déclaré sur France Inter. Le contrat « est autorisé depuis 12 mois, donc la procédure a été parfaitement suivie. Ca n'est pas en soi un élément nouveau », a-t-il conclu.





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